UNE PRIME QUI FAIT PSCHITT
Une prime sur les dividendes qui ne satisfait personne, sauf nos actionnaires !
C’est malheureusement le constat fait le 13 octobre 2011 par notre délégation Force Ouvrière Cremonini Restauration à l’issue de cette première réunion de négociation.
Rappel : La loi du 28 juillet 2011 oblige les entreprises ayant versé des dividendes en hausse sur les 2 dernières années, à négocier une prime pour ses salarié(e)s. Défiscalisée jusqu’à 1200 €uros, elle vise à partager les profits générés par le travail des salariés au sein de l’entreprise.
Critiquée par Force Ouvrière depuis sa création par le gouvernement, cette prime dont le montant dérisoire de 40 €uros brut proposé par notre direction au prorata du temps de travail, va avoir pour effet d’accentuer le mécontentement des salariés dans les différents établissements de Cremonini.
Tous les salariés sous contrat (CDI, CDD, Contrat PRO, Apprentis) chez Cremonini Restauration peuvent bénéficier de cette prime avec une ancienneté de trois mois au 31 décembre 2010.
Cette nouvelle prime tient plus du symbole que d’une réelle contrainte financière.
Pourquoi ? Parce que s’il y a effectivement obligation de négocier, en cas de désaccord, le montant et les modalités de cette prime seront déterminés unilatéralement par l’employeur après avis du Comité Central d’Entreprise et ce avant le 31 octobre 2011.
Ce point est une véritable carte blanche donnée à l’employeur qui va lui permettre de faire ce que bon lui semble. Nos actionnaires peuvent dormir tranquilles, le gouvernement a bien fait les choses.
Au final, entre les annonces gouvernementales de l’été sur une prime de 1000 € et la réalité de ce qui sera sur la fiche de paye, le mécontentement général va être de mise. Le montant proposé ne fait qu’inciter la juste colère de ceux qui à la fin du mois ne s’en sortent déjà pas. Les salariés apprécieront le sens de l’équité de Cremonini Restauration!
Paris, le 13 octobre 2011
La délégation Force Ouvrière
Ce qui change au 1er janvier 2011 et pas toujours en bien.
Smic. Il passe de 8,86 à 9 € brut l'heure pour atteindre 1
365 € pour 35 heures hebdomadaires, soit environ 1 073 € net par mois.
Revenu de solidarité active. Il sera revalorisé de 1,5 % (inflation prévue en 2011) pour atteindre 466,99 € par mois
pour une personne seule sans enfant, 700,49 € pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant.
Allocations familiales. Revalorisation de 1,5 % : 126,38 € pour deux enfants (avant CRDS), 288,38 € pour trois enfants,
430,55 € pour quatre enfants. S'ajoutent des majorations selon les âges.
Médecins et médicaments. La consultation chez les généralistes passe à 23 €. Les médicaments remboursés à 35 % ne le
seront plus qu'à 30 %.
Prime à la casse et bonus écologique. La prime à la casse (500 €) disparaît (lire page 5). Pour les voitures commandées
en 2011 émettant entre 116 et 125 grammes de CO2/km, le bonus écologique de 100 € sera supprimé. Pour les véhicules émettant de 96 à 115 g, il passera de 500 € à 400 €. Pour les véhicules de 61 à
95 g, il tombe de 1 000 € à 800 €. Le bonus GPL de 2 000 € est supprimé ; celui pour les hybrides est durci.
Emploi à domicile. Suppression de l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales proposé aux ménages déclarant
leur employé au salaire réel.
Mariage, pacs... Suppression des déclarations de revenus multiples l'année du mariage, du pacs ou du divorce, qui
permettaient, dans certains cas, de réduire ses impôts.
Impôts. La tranche la plus élevée d'impôt sur le revenu est relevée de 40 % à 41 %. Elle concerne les contribuables
déclarant plus de 69 783 € annuels. Cette Contribution solidarité vieillesse servira au financement des retraites. La réduction d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera ramenée de 75 à 50
% pour l'investissement direct ou indirect d'un particulier dans une PME, dans la limite de 45 000 €.
Immobilier. Coup de rabot de 10 % sur des niches fiscales permettant de réduire l'impôt sur le revenu en faisant un
choix d'investissement. Sont concernés : le crédit d'impôt sur les équipements en faveur du développement durable, la réduction d'impôt au titre de certains investissements Outre-mer ou de
l'investissement locatif dans le neuf (dispositif Scellier)... Le prêt à taux zéro universel sera octroyé sans conditions de ressources, et seuls les primo-accédants pourront y prétendre. Le
crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers est supprimé. Quant au crédit d'impôt sur les panneaux solaires, il est réduit de moitié.
Assurances. Relèvement généralisé des tarifs : entre 2,5 % et 4,5 % pour l'automobile, entre 3 % et près de 8 % pour
l'habitation, entre 5,3 % et 8,5 % pour la santé.
Énergie. Augmentation de 3 % due à la contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui finance le rachat des
énergies renouvelables. Le tarif social pour l'électricité, octroyé aux plus modestes (625 000 foyers), devrait varier entre 40 et 60 % contre 30 à 50 %. Les tarifs de gaz resteront stables
jusqu'à avril.
Chemin de fer. La SNCF prévoit une augmentation du prix des TGV fin janvier.
Paris, le 12 mai 2010
RESULTATS ELECTIONS
Le lundi 10 mai 2010 se sont déroulées les élections professionnelles sur le site de Chef Express Services (Cremonini Restauration). La confiance que vous nous avez témoignez lors du vote des Délégués du Personnel et du Comité d’Etablissement, montre l’attachement que vous portez aux valeurs défendues par FORCE OUVRIERE.
Force Ouvrière Cremonini TGV, l’Union FO RF et la Fédération FO des Cheminots enregistre avec satisfaction les résultats électoraux qui viennent de tomber et qui démontrent que ceux qui voulaient voir disparaitre FO avec la mise en œuvre de cette loi scélérate d'Août 2008 en seront pour leur frais.
Notre organisation syndicale obtient au Comité d’Etablissement 3 sièges (45% des voix) sur 5 sièges possibles et 3 sièges (42,39 % des voix) sur 6 possibles en DP.
|
CE |
Voix Titulaires |
180 |
Elus Titulaires |
Elus Suppléants |
|
FO |
81 |
45 % |
3 |
3 |
|
CGT |
37 |
20,56 % |
1 |
1 |
|
CFDT |
6 |
3,33 % |
0 |
0 |
|
SUD |
45 |
25 % |
1 |
1 |
|
UNSA |
7 |
3,89 % |
0 |
0 |
|
CGC |
4 |
2,22 % |
0 |
0 |
Elus FO CE
Abdoulaye DIARRA, N’DIAYE Salomon
FONG Louis, TADJOUDINE Agamed
AZORIN Terrence, CAPELLE Didier
|
DP |
Voix Titulaires |
167,5 |
Elus Titulaires |
Elus Suppléants |
|
FO |
71 |
42,39 % |
3 |
3 |
|
CGT |
36,5 |
21,79 % |
2 |
2 |
|
CFDT |
7 |
4,18 % |
0 |
0 |
|
SUD |
44 |
26,27 % |
2 |
2 |
|
UNSA |
9 |
5,37 % |
0 |
0 |
Elus FO DP
IROUDJIARADJOU, AMADOU Alassane
NIANG Khady, BASTIN Maryse
BARRELET Jacques, MOKTARI Philippe
Nous tenons à remercier l’ensemble des électrices et des électeurs qui, par leurs suffrages, ont permis de conforter une fois de plus notre place de première organisation syndicale à Chef Express Services (Gare du Nord).
Votre nouvelle équipe FO sera toujours sur la brèche afin de faire valoir les droits des salariés et c’est un juste retour…
Pour conclure, j’adresse mes remerciements aussi à nos adhérents et militants pour le travail effectué et les résultats obtenus.
Pour Force Ouvrière
Le délégué syndical central
Jean-Marc STAUB
Flic ou voyou
Paris, le 12 avril 2010
Le vendredi 9 avril 2010 en soirée, des individus dans une Mercedes blanche étaient présents, rue de Maubeuge, pour fouiller les salariés de Momentum, Chef Express Services et certainement aussi les salariés de RailRest.
Ces individus n’ont pas le droit de fouiller les salariés en dehors de l’établissement (c’est pour cela qu’ils ont été interpellés par la police), de plus ils ne respectent pas la loi sur la fouille des salariés.
L’employeur ne pouvant apporter aux libertés individuelles et collectives des salariés de restrictions que si elles sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché (art. L.1121-1 du Code du travail; art. 9 du code civil). Les juges n’admettent les fouilles dans le cadre du travail que dans certains cas et sous certaines conditions. Ces conditions n’ont pas été respectées par ces individus.
La fouille des sacs et les fouilles corporelles ne sont possibles que sous deux conditions:
- il doit exister des raisons particulières justifiant la fouille: raisons de sécurité (présence de produits dangereux ou rares, risque d’attentat...), disparition renouvelée d’objets ou de matériels... En principe, les fouilles ne peuvent être systématiques;
- sauf circonstances exceptionnelles, le salarié doit avoir donné son accord et avoir été préalablement informé de son droit de s’y opposer et d’exiger la présence d’un témoin. Si le salarié ne donne pas son accord à la fouille, l’employeur peut appeler un officier de police judiciaire (OPJ) pour qu’il y procède. L’affichage du règlement intérieur ou l’accord du salarié ne peut suppléer l’absence d’information individuelle du salarié sur ses droits lors du contrôle (Cass. soc., 8 mars 2005, n°02-47.123; Cass. soc., 11 février 2009, n°07-42.068).
Le contrôle doit se faire dans des conditions préservant la dignité et l’intégrité de la personne (fouille à l’abri des regards, utilisation dans la mesure du possible d’appareils de détection...). Si le règlement intérieur (RI) contient des dispositions spécifiques relatives aux fouilles, les règles instituées par ce règlement doivent être scrupuleusement respectées. Le licenciement prononcé sur la base d’une fouille illicite ou effectuée en dehors des cas et procédures du règlement intérieur est sans cause réelle et sérieuse.
L’employeur doit informer le comité d’entreprise que des vols répétés ont lieu dans l’entreprise, puis informer les représentants des salariés que des fouilles vont avoir lieu. Cela n’a pas été fait dans les différents CE.
OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE (OPJ)
Gendarme ou fonctionnaire de police habilité, maire ou adjoint. Il assiste la justice ou exécute les missions qu’elle lui confie: constats d’infraction, recherche des preuves et des auteurs ainsi que réception de plaintes et dénonciations. À distinguer de l’agent de police judiciaire (APJ).
Le Délégué Syndical Central
Jean-Marc STAUB
GRIPPE A : DROITS ET DEVOIRS DE L’EMPLOYEUR
CREMONINI OUBLIE SES DEVOIRS
Le virus H1N1 fait couler beaucoup d’encre, notamment dans les ministères. Celui du Travail n’a pas été épargné ; il a rappelé dans deux circulaires au début de l’été, le rôle de la médecine du travail ainsi que celui de l’entreprise en cas de pandémie. Il notifie les obligations ainsi que les possibilités d’aménagements temporaires et de dérogations au Code du Travail qui du même coup peut lui aussi être grippé.
Le Ministère du travail a publié 2 circulaires sur la pandémie grippale : l’une du 26 juin 2009 mettant l’accent sur le
rôle des médecins du travail (DGT 2009/15), l’autre du 3 juillet 2009 rédigée sous forme de questions-réponses indiquant notamment les obligations pesant sur les employeurs (DGT
2009/16).
Le rôle du médecin du travail:
Il informe les employeurs et les salariés sur la nature du risque et les mesures à prendre pour s’en protéger (lavage
des mains, nettoyage des poignées de porte, des claviers d’ordinateurs, port de masques, solution hydro alcoolique…). Cette information s’adapte à la situation de chaque entreprise. Il les
conseille dans l’achat du matériel et s’assure que les salariés disposent des moyens propres à assurer leur hygiène.
Il participe à l’élaboration du plan de continuation d’activité. Le médecin du travail devra prévoir notamment les
mesures destinées à freiner la contagion, organiser la surveillance des salariés maintenus en activité dans l’entreprise, adapter les mesures de protection en fonction des catégories de
salariés.
Le médecin du travail Cremonini a fait des préconisations sur le plan de continuation au groupe de travail Grippe A/H1N1 néanmoins la responsable, Madame Corinne BIGEON, ne tient pas compte des préconisations de celui ci.
Sachant que dans notre entreprise il y a déjà 4 cas avérés de grippe A (Montpellier, Gare du Nord, Lille et Gare de Lyon) l’entreprise se moque de ses salariés. La direction nous a expliqué qu’elle a commandé des kits de protection individuels (10 masques type FFP2, 5 paires de gants, et 80 ml de solution hydro-alcoolique) mais uniquement pour le personnel commercial. Aucune preuve de cette commande ne nous a été fournie.
Les devoirs de l’employeur:
L’employeur doit actualiser le document unique afin de tenir compte du risque de pandémie grippale. Ce document doit prévoir les
mesures à prendre en mode de fonctionnement dégradé (aménagement des locaux, réorganisation du travail, affectation sur un nouveau poste de travail). Il doit prévoir des mesures de prévention
afin de freiner la contagion (nettoyer les locaux, informer les salariés sur la nécessite de se laver les mains, mettre à disposition du matériel d’hygiène, limiter le nombre de réunions,
encourager les visioconférences, les communications par e-mail ou par téléphone, favoriser le travail dans des bureaux individuels, éviter tout regroupement de personnes, les poignées de main,
assurer une bonne aération des locaux: au moins 10 minutes plusieurs fois par jour) et de protection des salariés en fonction du risque d’exposition au virus (port de masques et/ou de gants pour
les salariés en contact étroit et régulier avec le public, pour ceux chargés de la gestion des déchets…). Toute mesure arrêtée devra être répercutée vers les sous-traitants et intervenants
extérieurs.
Lors de la réunion du 15 septembre 2009 sur la grippe A/H1N1, la direction Cremonini représentée par les deux directeur d’établissement (Gare de Lyon et Montparnasse) ne nous a pas fournie ce plan de continuité sans doute parce qu’il n’existe pas. Elle nous a simplement expliqué qu’à la SNCF il y avait 3 hypothèses en cas de passage au niveau 6:
o S3 = 80 % de l’activité normale
o S2 = 65 à 60 % de l’activité normale
o S1 = 30 à 35 % de l’activité normale, sans ouverture de bar, ni restauration
La seule chose dont la direction de Cremonini veut vraiment parler c’est du chômage technique. Pour nous il est hors de question de parler de chômage technique alors que la direction n’a pas remplie ses obligations au niveau du plan de continuité.
Ce plan, pourtant recommandé par les pouvoirs publics, concerne toutes les entreprises quelle que soit leur taille et leur secteur d’activité. Il identifie et hiérarchise les missions devant être assurées en toutes circonstances, celles pouvant être interrompues ou exercées à distance (télétravail) et détermine les moyens humains et matériels nécessaires à la poursuite des activités indispensables.
La circulaire insiste sur le fait que les modifications devront être temporaires (durée de la crise), proportionnées (privilégier dans la mesure du possible uniquement la modification des conditions de travail) avec le but recherché (maintien des activités essentielles) et en rapport direct avec les contraintes subies (fonctionnement dégradé). Le risque pandémique n’exonère pas l’employeur de son obligation de respecter les procédures à suivre, propres à chaque modification, instituées par le Code du travail (ex.: modification des horaires collectifs ou individualisés de travail).
L’employeur ne peut contraindre un
salarié à se faire vacciner. Il ne peut pas non plus exiger de lui qu’il reste à son domicile, sauf à lui octroyer un congé exceptionnel rémunéré. En cas de doute sur l’état de santé
d’un salarié, il doit avertir la médecine du travail, fournir au salarié un masque chirurgical et pour ses collègues un masque de type FFP2 et l’inviter à se rapprocher le plus rapidement
possible de son médecin traitant. Le salarié ne pourra exercer son droit de retrait que dans le cas où l’employeur n’aura pas pris les mesures
nécessaires pour assurer sa protection, édictées par le Code du travail et les recommandations nationales. Le seul fait de craindre une contamination dans les transports ou sur le lieu de travail
ne justifie pas l’exercice de ce droit.
Paris, le 17 septembre 2009
Pour le Syndicat Force Ouvrière
Les délégués Syndicaux
34 jours de Grève
Le jeudi 3 avril 2008
, l’intersyndicale FO-CGTCFTC et les salariés de Chef Express Austerlitz (Cremonini) ont entamé une grève.
Les salariés demandent à la direction :
¨ De ne pas attribuer les plannings des commerciaux en fonction de leurs mérites,
¨ L’arrêt des pressions psychologiques et financières,
¨ L’amélioration des conditions de travail,
¨ Le respect des instances représentatives du personnel,
¨ La révision des cadences de travail des agents manutentionnaires. lire la suite...
Aujourd'hui c'est l'arrivée de Cremonini prestataire au rabais convenant parfaitement à la SNCF pour le service à bord.
Lors de la réunion du 24 février 2009, la direction de Cremonini a informé les organisations syndicales qu'aucun changement ne
serait mis en place avant le mois de mai.
Ensuite, les changements devront être importants pour permettre un équilibre financier vu le peu de participation SNCF demandée dans l'appel d'offre par Cremonini.
Ne nous laissons pas endormir par les beaux discours des réunions d'information organisées sur les sites où la confiance est de mise.
A Force Ouvrière, la confiance ne se donne pas, elle se gagne !
Seuls des actes forts par le maintien des avantages acquis, des usages, le respect des organisations syndicales et la mise en place du
syndicat patronal par la direction de Cremonini, permettront d'engendrer un début de confiance.
Pour l'instant, restons sur nos gardes prêts à la mobilisation pour défendre nos acquis.
Pour Force Ouvrière les délégués.
Montparnasse, le
1 er mars 2009
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tract